1 franc Morlon - comment l’identifier et connaître sa cote

27 avril 2026

Une pièce de 1 franc 1948, en or, avec le profil d'une femme couronnée de blé. "République Française" est gravé sur le pourtour.

Table des matières

Le 1 franc 1948 occupe une place très simple à comprendre, mais il mérite d’être regardé avec les bons repères : on est ici face à une petite pièce d’après-guerre, courante, en aluminium, qui intéresse surtout par son état, son atelier et ses éventuelles fautes de frappe. Pour un collectionneur, la vraie question n’est pas seulement “qu’est-ce que c’est ?”, mais “quel exemplaire ai-je entre les mains, et que vaut-il vraiment en 2026 ?”. Je vais donc aller droit au but : identification, variantes, cote et erreurs à éviter.

Les repères utiles pour juger ce millésime

  • Dans la pratique, il s’agit presque toujours de la pièce Morlon, pas d’un billet courant.
  • Le millésime est très abondant : la cote de base reste modeste.
  • Deux émissions principales sont à distinguer : la version de Paris et la version B de Beaumont-le-Roger.
  • Un exemplaire propre, non nettoyé, vaut souvent plus qu’une pièce brillante mais maltraitée.
  • Les fautes de frappe nettes, les rotations d’axe et les très beaux états sont les seuls cas où la valeur change vraiment de niveau.

De quel 1 franc de 1948 parle-t-on vraiment

Quand on parle de ce franc de 1948 en numismatique française, je pense d’abord à la pièce Morlon en aluminium. C’est elle qui revient le plus souvent dans les collections, les lots familiaux et les bourses d’échange. Dans les recherches rapides, on croise parfois l’idée d’un billet de 1 franc, mais pour ce millésime la piste utile est bien celle de la monnaie métallique : la version courante de circulation, et non un papier-monnaie de référence.

Le point important, c’est aussi la diffusion. Le millésime 1948 n’a rien d’une rareté de base : les frappes répertoriées dépassent largement les cent millions d’exemplaires si l’on additionne la version sans marque et la version B. Autrement dit, la valeur ne vient pas de la rareté intrinsèque, mais de la qualité de conservation, de la présentation et, dans certains cas, d’une particularité de frappe. C’est cette logique qu’il faut garder en tête avant d’acheter ou de vendre.

Pour aller plus loin, il faut maintenant regarder la pièce elle-même, parce qu’un bon diagnostic commence toujours par les bons détails matériels.

Comment reconnaître la pièce Morlon de 1948

Je commence toujours par les caractéristiques physiques, parce qu’elles évitent les confusions les plus simples. La monnaie de 1948 est une petite pièce légère, en aluminium, avec un buste de la République à l’avers et deux cornes d’abondance au revers. Le dessin est signé Morlon, ce qui explique le nom sous lequel le type est le plus souvent catalogué.

Repère Caractéristique utile Ce que j’en conclus
Métal Aluminium Aspect clair, léger, sensible aux marques et aux frottements
Poids Environ 1,3 g Un écart net mérite vérification
Diamètre 23 mm Le format est petit, proche d’autres francs de l’époque
Épaisseur 1,41 mm environ Le flan reste fin, donc sensible à l’usure
Tranche Lisse Pas de nervure à utiliser comme indice de frappe
Orientation Frappe monnaie, axe normal à 6 h Une rotation importante peut signaler une faute
Avers REPUBLIQUE FRANÇAISE, MORLON Le buste et la couronne végétale sont les repères les plus visibles
Revers LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE, 1 FRANC Le type se reconnaît vite aux deux cornes d’abondance
Ateliers Paris et B Le millésime existe en version sans marque et en version B de Beaumont-le-Roger
Démonétisation 14 février 2002 Elle n’a plus cours légal, mais reste collectionnable

Sur un exemplaire de qualité moyenne, je regarde d’abord la netteté des cheveux, les reliefs du bonnet phrygien, la lisibilité de MORLON sous le buste et la finesse des lettres au revers. L’aluminium pardonne mal : les rayures, les coups sur le champ et les nettoyages trop appuyés sautent vite aux yeux. Si la pièce est très brillante mais qu’elle a perdu les petits détails, elle ne sera pas forcément mieux cotée qu’un exemplaire plus terne mais mieux conservé.

Une fois l’identification posée, la vraie question devient celle de la cote. Et sur ce point, le millésime 1948 reste très raisonnable tant qu’on ne sort pas du cadre des beaux états ou des fautes intéressantes.

Quelle valeur attendre en 2026

Je distingue toujours la cote de catalogue et le prix réellement payé sur le marché. Pour ce type courant, la cote de base reste faible, mais les très beaux exemplaires peuvent créer un écart sensible, surtout s’ils sont certifiés ou visuellement impeccables. Voici une lecture pratique des valeurs indicatives que l’on voit encore en 2026.

État 1948 1948 B Lecture pratique
AB / B 0,10 à 0,15 € 0,10 € Valeur symbolique, surtout en lot
TB / TTB 0,20 à 0,26 € 0,20 à 0,50 € Le prix reste modeste, mais un exemplaire propre se vend mieux
SUP 0,52 € 0,76 € Premier vrai palier pour un collectionneur de type
SPL / FDC 2,00 à 2,30 € 4,50 € Les beaux états prennent un peu d’air, sans devenir rares pour autant

Dans le marché réel, j’observe parfois des écarts plus nets. En 2026, un exemplaire FDC a été proposé à 45 € chez CGB, tandis qu’une version fautée avec rotation des coins et traces de nettoyage a atteint 90 €. Ce sont de bons rappels : la valeur ne dépend pas seulement du millésime, mais de la présentation de la pièce et de la force de la variante.

Autrement dit, un 1 franc de 1948 banal ne justifie pas un budget élevé. En revanche, un très bel état, une certification sérieuse ou une erreur franche peuvent faire sortir la pièce de la simple monnaie commune. C’est précisément ce qui m’amène aux variantes et aux détails qui changent la donne.

Ce qui fait vraiment monter ou baisser la cote

Pour ce type de pièce, je regarde quatre leviers avant tout : l’état, l’atelier, la qualité de frappe et la présence d’une faute. Le millésime seul ne suffit pas. La même date peut paraître anodine sur une pièce usée, et nettement plus attrayante sur un exemplaire bien frappé, sans nettoyage et avec une patine homogène.

Facteur Effet sur la valeur Mon conseil
État de conservation C’est le premier multiplicateur de prix Je privilégie toujours un exemplaire net, même sans éclat spectaculaire
Version B Peut mieux se défendre en très bel état À vérifier, car l’atelier influence la demande des collectionneurs
Frappe faible ou centrage imparfait Peut faire monter l’intérêt si le défaut est visible et lisible Je ne paie plus cher que si l’anomalie est claire et authentique
Rotation des coins Intéressante sur le plan numismatique, mais pas toujours très recherchée Une faute doit rester nette, pas seulement “un peu bizarre”
Nettoyage Fait souvent baisser la valeur Je m’en méfie davantage qu’on ne le croit
Certification Peut rassurer sur les beaux états Utile surtout si la pièce vise plusieurs dizaines d’euros

Le cas de la pièce fautée vendue à 90 € montre bien ce qui attire les spécialistes : une erreur visible, un axe décalé, un exemplaire encore présentable. En revanche, une pièce simplement usée, même de 1948, ne fera pas de miracle. Je préfère le dire franchement : sur ce millésime, la qualité visuelle compte plus que la date elle-même.

Cette logique devient encore plus importante quand on commence à comparer la pièce métropolitaine avec d’autres émissions de 1948, parce que la confusion est fréquente.

Les confusions les plus fréquentes avec d’autres monnaies de 1948

Le piège classique, c’est de croire qu’il n’existe qu’un seul “1 franc 1948”. En réalité, il faut séparer la pièce française métropolitaine des émissions des territoires de l’Union française. J’en vois régulièrement passer en collection ou en vente, et la légende suffit souvent à lever le doute.

  • Les émissions d’outre-mer : Madagascar, la Réunion, l’Afrique-Équatoriale française ou l’Afrique-Occidentale française ont aussi frappé des 1 franc en 1948, avec des légendes et parfois une devise différentes.
  • Saint-Pierre-et-Miquelon : la gravure et le décor sont sans rapport avec la pièce Morlon métropolitaine.
  • Les essais : ils peuvent être très recherchés, mais ils ne doivent pas être confondus avec une pièce de circulation classique.
  • Les pièces mal lues : une usure forte peut effacer des détails et donner l’impression d’un autre type.

Dans ce genre de comparaison, je lis d’abord la titulature, puis le dessin central, puis le métal. Sur une monnaie métropolitaine de 1948, le profil de la République et les deux cornes d’abondance sont des repères très sûrs. Si la légende évoque l’Union française, un territoire ou une autre administration, on n’est plus sur le même objet numismatique.

Une fois cette confusion écartée, il reste la partie la plus utile pour un acheteur ou un vendeur : vérifier l’exemplaire avant de lui donner un prix.

Ce que je vérifie avant d’acheter ou de vendre

Je procède toujours de la même façon, parce que sur une monnaie commune les petites erreurs coûtent vite plus cher que la pièce elle-même. Si je dois évaluer un exemplaire, je commence par des gestes simples et je n’essaie jamais de “rattraper” la monnaie avec un nettoyage maison.

  1. Je pèse la pièce sans la manipuler inutilement et je compare avec la masse attendue, autour de 1,3 g.
  2. Je mesure le diamètre si le doute persiste, surtout quand l’exemplaire a été trouvé avec d’autres petits francs.
  3. Je regarde la lisibilité de MORLON, des cornes d’abondance et du millésime.
  4. Je vérifie si la pièce a été nettoyée, polie ou agressée par un produit abrasif.
  5. Je contrôle l’alignement des faces, car une rotation forte peut signaler une faute intéressante.
  6. Je compare enfin avec une référence spécialisée avant de parler de valeur, surtout si l’état semble supérieur à la moyenne.

Si la pièce dépasse nettement la norme de poids ou si le relief paraît étrange, je ne conclus rien trop vite. Un flan un peu atypique peut être amusant, mais il ne transforme pas automatiquement une monnaie courante en pièce exceptionnelle. En revanche, une faute claire, bien photographiée et cohérente avec les standards de frappe de l’époque peut justifier une vraie prime.

À ce stade, la meilleure attitude consiste à rester sobre sur le prix et précis sur l’identification. C’est exactement ce qui permet de distinguer un simple franc d’après-guerre d’un vrai exemplaire collectionnable.

Ce qu’un exemplaire de 1948 raconte vraiment à un collectionneur

Ce millésime n’est pas une pièce rare, et c’est justement ce qui le rend utile. Il raconte la circulation monétaire de l’après-guerre, la fabrication en aluminium, la standardisation du type Morlon et la coexistence de plusieurs ateliers. Pour une collection de type, il a sa place sans discussion ; pour une collection axée sur la rareté pure, il reste surtout un point d’entrée, sauf faute ou état exceptionnel.

Mon regard est donc assez simple : je garde ce franc pour sa cohérence historique, je paie davantage seulement si l’état est vraiment supérieur ou si la faute est authentique, et je me méfie des pièces “trop belles pour être vraies”. Si vous avez un exemplaire sous la main, le bon réflexe est de vérifier le poids, la lisibilité et l’atelier avant de parler de cote. C’est là que se joue la différence entre une monnaie courante et une pièce réellement intéressante.

Questions fréquentes

C’est une petite pièce en aluminium, légère, d’environ 1,3 g pour 23 mm de diamètre, avec une tranche lisse. L’avers montre le buste de la République et la mention MORLON, tandis que le revers porte 1 FRANC et deux cornes d’abondance. Une forte usure, un nettoyage ou un écart de poids méritent vérification.

Le millésime 1948 existe en deux émissions principales : la version sans marque, dite de Paris, et la version B de Beaumont-le-Roger. La pièce reste commune dans les deux cas, mais la version B peut mieux se défendre en très bel état. La différence de valeur vient surtout de l’état de conservation et de la demande des collectionneurs.

En état courant, la valeur reste très modeste : autour de 0,10 à 0,15 € en AB ou B, puis environ 0,20 à 0,26 € en TB ou TTB. En SUP, on monte à environ 0,52 € pour la version classique et 0,76 € pour la B. En SPL ou FDC, la cote atteint environ 2,00 à 2,30 € et jusqu’à 4,50 € pour la B.

L’état de conservation est le premier facteur, devant l’atelier ou le millésime lui-même. Une faute de frappe nette, une rotation d’axe ou un exemplaire très propre et non nettoyé peuvent faire grimper l’intérêt. À l’inverse, un nettoyage appuyé fait souvent baisser la valeur.

Le piège principal est de le confondre avec des émissions d’outre-mer, comme Madagascar, la Réunion, l’Afrique-Équatoriale française, l’Afrique-Occidentale française ou Saint-Pierre-et-Miquelon. Il faut aussi se méfier des essais et des pièces très usées, qui peuvent brouiller la lecture du type. Sur la pièce métropolitaine, le profil de la République et les cornes d’abondance restent les meilleurs repères.

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morlon conservation certification aluminium fautes de frappe

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Valérie Benard

Valérie Benard

Je m'appelle Valérie Benard et j'ai 15 ans d'expérience dans le domaine du patrimoine, de l'histoire et de la numismatique en France. Mon intérêt pour ces sujets a commencé dès mon enfance, lorsque je découvrais des pièces anciennes dans le grenier de mes grands-parents. Depuis, j'ai consacré ma carrière à explorer et à partager les richesses de notre histoire à travers la numismatique. J'écris principalement sur l'évolution des monnaies, les anecdotes historiques qui les entourent et leur impact sur notre culture. Je m'efforce de rendre ces thèmes accessibles et captivants pour mes lecteurs. Pour cela, je vérifie toujours mes sources, compare les informations et m'assure de simplifier les sujets complexes. Mon objectif est de fournir des contenus utiles, précis et à jour, afin que chacun puisse mieux comprendre l'héritage qui nous entoure. J'espère que mes articles vous inspireront à explorer davantage notre patrimoine commun.

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